KIMONO OU JUDOGI ?

Si le grand public utilise le terme de kimono - qui désigne en fait l’ensemble des vêtements traditionnels japonais - le véritable nom de la tenue du judoka est le judogi. Même si les différences semblent infimes, un kimono de judo ne peut ainsi pas être confondu avec un kimono de karaté ou de ju-jitsu brésilien par exemple. Le règlement international du judo stipule que les adversaires doivent porter un kimono laissant 5 cm entre la main et la manche bras tendus. Le pantalon doit tomber au niveau de la cheville. Une ceinture mesure 4 à 5 cm de large. Les ceintures de couleur sont coupées en rouleau. Même si le blanc est la couleur de référence du kimono, le bleu est autorisé en compétition pour distinguer les judokas.

Certes, la coupe & la solidité du vêtement en font l’outil idéal pour affronter un adversaire sur un tatami. Mais l’origine de la tenue du judoka, & qui se nomme kimonoou judogi, n’est rien d’autre que la transcription adaptée à la pratique du judo de la tenue de tous les jours à l’époque du japon médiéval.

 

La veste devra être suffisamment longue pour couvrir les hanches & ample pour arriver aux mains lorsque les bras (ude) sont tendus le long du corps. Il est toutefois toléré que la longueur des manches (sode) arrive au minimum à 5 centimètres au dessus de l’articulation du poignet (tekubi). La veste sera large pour permettre de la croiser au niveau de la poitrine (mune) sur haut moins 20 centimètres. Pour les judokas masculins, aucun vêtement ne doit être porté sous la veste de kimono, ceci en compétition mais aussi à l’entraînement. En ce qui concerne les judokas féminines, un t-shirt de couleur blanche sans marquage doit être porté en compétition comme à l’entraînement.
Le pantalon du judogi doit être suffisamment long pour couvrir les jambes (ashi), & doit arriver entre le maximum de l’articulation de la cheville (ashikubikurubushi) & un minimum de 5 centimètres au dessus de celle-ci.
La ceinture (obi) de 4 à 5 centimètre de large doit être assez longue pour faire 2 fois le tour de la taille, & doit être nouée par un nœud plat, par dessus la veste dujudogi. Les pans de la ceinture doivent être d’une longueur théorique de 20 à 30 centimètres. Il est formellement interdit de porter en compétition une ceinture qui ne correspond pas au grade atteint par le ou la judoka, il peut toutefois être fait une exception à l’entraînement si le ou bien la pratiquante a oublié sa ceinture. Par respect & humilité, il ne sera pas porté une ceinture de substitution supérieure au grade atteint par le ou la judoka.

 

 

LES MATIÈRES

100 % coton : Cette matière naturelle et traditionnelle résiste aux lavages et à l’usure. Les randoris intenses (combats souples, plus libres) sont facilités par un judogi 100 % coton. Problème : il rétrécit au lavage. Il faut donc prévoir un judogi un peu plus grand que vos mensurations – mais pas trop non plus - lors de l’achat.
 
polycoton : Le judogi ne rétrécit pas au lavage. Cette matière résiste à la déformation et à la traction lors des combats en apportant un meilleur confort.

 

LE POIDS

Le poids d’un kimono de judo dépend de l’âge du judoka, de sa ceinture et de son niveau de compétition. Il augmente avec les années d’une pratique qui s’intensifie. Augmenter le grammage du coton de judogi (le maximum se situe autour de 990g/m²) est une nécessité pour le rendre plus résistant aux tractions lors des combats de judokas expérimentés. Le poids d’un kimono est calculé par la densité de coton au m². En gros, pour un judogi adulte, il faut compter 1,5 à 2kg pour la veste et autour de 800g pour le pantalon.

 

Pour se rendre compte de la qualité du judogi, les adeptes du judo considèrent des indices qui s'expriment entre 500 et 700 grammes par mètre carré. Et selon la densité, la tenue peut être légère ou plutôt bien lourde.

Pour les compétitions, le choix est généralement porté vers les judogis plus lourds qui assurent une bonne solidité et présentent une parfaite capacité à absorber la sueur. Cependant, les jeunes débutants au stade de l'éveil peuvent se contenter des tenues plus légères.

 

 

L'ENTRETIEN

Un bon entretien permet de faire durer son kimono jusqu’à deux ans pour un enfant et “quatre ans en moyenne pour un adulte s’entraînant deux fois par semaine “selon Hélène Dandres.
 
Il faut savoir que le judogi rétrécit de 3 à 5 cm lors des trois premiers lavages, qu’il faut effectuer à froid. Après cela, le kimono ne peut pas se laver à plus de 40°C. Mettre du détachant sur le col de la tenue dès le premier lavage permet aussi d’éviter qu’il jaunisse à cause d’une transpiration trop acide. Attention aussi à ne pas utiliser le lave-linge pour sécher son kimono sous peine de l’abîmer.
 

Le pliage est important pour espérer conserver son kimono en meilleur état. Plusieurs techniques existent et permettent d’éviter de le froisser et de le conserver avec de l’humidité.

 

LES PRIX

La gamme de prix varie en fonction du grammage, de la qualité du kimono et de l’âge du judoka. Pour un enfant qui débute, comptez entre 15 et 20 euros.
 
Un kimono d’adulte coûte entre 40 et 60 euros selon le grammage tandis que le haut de gamme peut aller jusqu’à plus de 300 euros si l’on veut un coton filé au Japon.

 

COMPOSITION DE LA TENUE DE JUDO

La tenue de judo présente deux parties : la veste, également appelée « uwagi », et le pantalon ou « zubon ». Le kimono ainsi constitué par ces deux pièces est unisexe et était à l'origine uniquement de couleur blanche. Les écrits relatifs au judo informent en effet que cette couleur a été choisie afin de symboliser l'hygiène et la pureté occupant une grande place dans cette discipline sportive. Mais pour les besoins de compétition, la tenue de judo peut être bleue.

Lors d'un combat, les arbitres arrivent à distinguer les deux concurrents en se fiant simplement à leur judogi. Ainsi, l'un sera vêtu d'une tenue blanche pendant que l'autre sera en bleu. La distinction de deux combattants peut également être faite par l'observation des ceintures qui ont un sens important au judo.

 

Des zooris (sortes de sandales) sont utilisées pour se rendre sur le tatami

 

LES MARQUAGES

 

 Les seuls marquages acceptés sur les kimonos sont l’abréviation nationale olympique pour les compétiteurs de niveau international (sur le dossard de la veste) ; l’emblème national (pour les compétiteurs de haut niveau national), ou l’emblème du club sur le côté avant gauche supérieur de la veste & d’une taille maximale de 100 centimètres carrés ; la marque de commerce du fabriquant était il y a peu encore sur les seules parties à l’avant & au bas de la veste, mais l'on voit apparaître de plus en plus la marque du fabriquant sur les épaules des vestes des kimonos ; le nom du ou de la judoka qui peut être inscrit en français ou en japonais sur la ceinture.

Il est à noté que certains fabriquant proposent des ceintures avec diverse inscriptions japonaises signifiant « judo », « judo kodokan », etc…, ces ceintures sont acceptées.
En ce qui concerne les marquages des partenaires publicitaires sur les kimonos, seuls sont concernés les athlètes de niveau national.